Tam tam de l'Afrique

Tam tam de l'Afrique
TAM TAM DE L'AFRIQUE, IAM, 1991

Ils sont arrivés un matin par dizaines par centaines
Sur des monstres de bois aux entrailles de chaînes
Sans bonjours ni questions, pas même de présentations
Ils se sont installés et sont devenus les patrons
Puis se sont transformés en véritables sauvages
Jusqu'à les humilier au plus profond de leur âme
Enfants battus, vieillards tués, mutilés
Femmes salies, insultées et déshonorées
Impuissants, les hommes enchaînés subissaient
Les douloureuses lamentations de leur peuple opprimé
Mais chacun d'entre eux en lui-même se doutait
Qu'il partait pour un voyage dont il ne rentrerait jamais
Qu'il finirait dans un port pour y être vendu
Il pleurait déjà son pays perdu
Traité en inférieur à cause d'une différence de couleur
Chaque jour nouveau était annonciateur de malheur
Au fond des cales où on les entassait
Dans leurs esprits les images défilaient
Larmes au goût salé, larmes ensanglantées
Dans leurs esprits, longtemps retentiraient
Les chants de la partie de leur être qu'on leur a arrachée
Mais sans jamais tuer l'espoir qui les nourissait
Qu'un jour, il retrouveraient ces rivages féériques
D'où s'élèvent à jamais les tam tam de l'Afrique
Les tam tam de l'Afrique

Perchés sur une estrade, groupés comme du bétail
Jetés de droite à gauche tels des fétus de paille
Ils leur ont inculqué que leur couleur était un crime
Il leur ont tout volé, jusqu'à leurs secrets les plus intimes
Pillé leur culture, brûlé leurs racines
De l'Afrique du Sud, jusqu'aux rives du Nil
Et à présent pavoisent les usurpateurs
Ceux qui ont un bloc de granite à la place du coeur
Ils se moquaient des pleurs et semaient la terreur
Au sein d'un monde qui avait faim, froid et peur
Et qui rêvait de courir dans les plaines paisibles
Où gambadaient parfois les gazelles magnifiques
Ah ! Yeah, qu'elle était belle le terre qu'ils chérissaient
Où, à portée de leurs mains poussaient de beaux fruits frais
Qui s'offraient aux bras dorés du soleil
Lui qui innondait le pays de ses étincelles
Et en fermant les yeux à chaque coup reçu
Une voix leur disait que rien n'était perdu
Alors ils revoyaient ces paysages idylliques
Où résonnaient encore les tam tam de l'Afrique
Les tam tam de l'Afrique

Jazzy, rappelle leur, my brother
Qu'ils gardent une parcelle de leur coeur
Et que le sang qui a été versé
Ne l'a été que pour qu'ils puissent exister
Les enfants qui naissaient avaient leur destin tracé
Ils travailleraient dans les champs jusqu'à leur dernière journée
Pour eux, pas de "4 heures", encore moins de récré
Leurs compagnons de chaque jour étaient la chaleur et le fouet
Sur leur passage, on les fuyait comme le malin
En ces temps-là, il y avait l'homme noir et l'être humain
Décrété supérieur de part sa blanche couleur
En oubliant tout simplement son malheur antérieur
Il assouvissait son instinct dominateur
En s'abreuvant de lamentations, de cris, de tristes clameurs
Qui hantaient les forêts longtemps après son passage
Et l'esprit de ceux qui finissaient esclaves
De générations en générations, crimes et destructions
Le peuple noir a dû subir les pires abominations
Et le tempo libère mon imagination
Me rappelle que ma musique est née dans un champ de coton
Mais non, je ne suis pas raciste par mes opinions
Non pas de la critique mais une narration
Je raconte simplement ces contrées fantastiques
Et je garde dans mon coeur les tam tam de l'Afrique

# Posté le dimanche 11 juillet 2004 18:05

La pein de de mort : et si on se trompait ?

La pein de de mort : et si on se trompait ?
Cet enfant il ne l'avait pas tué. Pourquoi s'acharnait-on sur lui ? Pourquoi ses amis, sa famille, ceux qu'il aimait ne le croient pas ? Pourquoi ça tombait sur lui ? Tant de question qu'il ne cessait de tourner et retourner dans sa tête. Il avait le temps pour ça... un an qu'il croupissait dans cette cellule en attendant, en survivant grâce à l'espoir qu'on se rende compte qu'on était en train de se tromper ! C'est pas possible, il n'allait pas être exécuté, lui qui avait toujours cru en la justice, lui qui avait toujours accomplit ses devoirs de citoyen le mieux possible, lui qui était encore si jeune...

Pourtant, un mois plus tard la sentence définitive fut prononcée... LA MORT !

Aujourd'hui la justice est revenu sur le dossier, a reconnu son innocence et a classé l'affaire ; de nombreux documentaires retracent l'histoire, des gens s'indignent au coin du feu en famille mais il est mort laissant derrière lui femme et enfants...

# Posté le dimanche 11 juillet 2004 17:55

Modifié le dimanche 11 juillet 2004 18:05

Le viol...

Le viol...
Un Ange est mort

Elle n'était encore qu'une enfant
Loin de s'imaginer la dure réalité
De ces jeunes corrompus par la société
Qui rejetent violemment l'école et ses bancs.
Alors elle se prépara, candide et frêle,
Elle pensait qu'ils étaient comme elle,
Elle ne savait pas qu'elle creusait sa tombe,
Qu'elle était elle même le détonateur de la bombe.
Tel un ange, son visage n'était que pureté,
Mais qu'est ce que la beauté
Face à ces loups affamés,
Face à ces loups qui ont rayés le verbe "aimer" ?
Elle se trouva confrontée à la folie animale
De ceux qui avaient décidé de faire d'elle une femme,
Entre les rats et l'odeur infâme
De cette cave sombre et sale.
Evitant son avis et défiant ses cris,
La meute assouvit ses criminelles envies,
Jouissant de l'humiliation qu'elle faisait subir,
Jubilant de voir sous la souffrance son visage durcir.
Le carnassier n'a aucune pitié,
Un des prédateur était profondément infecté.
Aujourd'hui encore ses yeux saignent
Lorsqu'elle prends dans ses bras son bébé,
Fruit d'un meurtre inachevé
Dont le souvenir en elle règne.


Nasty Dawn

# Posté le dimanche 11 juillet 2004 17:38

Tous pas pareil et tous égaux !

Tous pas pareil et tous égaux !
Comment ne pas parler du racisme dans ce blog ? Beaucoup de gense se sont employés à parler de ce phénomènes détestables et à vrai dire j'ai peur de ne pas faire le poid avec mes pauvres mots minables qui n'auront pas l'impact voulu... alors j'ai choisi quelques phrases "empruntées" :

- "Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits." DDHC, 1789 (2 siècles et 15 ans... !)

-"Plus de 400 ans d'esclavage, ça ne leur suffit pas et le résultat
A l'aube du nouveau millénaire règne encore le même climat
La violence n'est plus physique, elle est morale et de surcroît
De jours en jours elle accroît, le peuple noir en est la proie
Vous n'êtes supérieurs en quoi que ce soit
Si oui en quoi, je crois vos esprits sont trop étroits
Car nous sommes quasiment tous similaires
Mais en perpétuelle guerre cela à cause d'une différence d'épiderme
." Saïan Supa Crew, (les paroles en entier juste ici !

- "Ma sœur y a pas d'couleur pour pleurer
Tu vois mon frere, y a pas d'couleur pour aimer
Pas d'couleur pour soufrir
Pas d'couleur pour sourire
Y a pas d'couleur pour pleurer
" Kerry James, (les paroles en entier juste ici !

Rajoutez vos paroles contre le racisme dans les commentaires... investissez vous contre ce phénomène innacteptable !

# Posté le dimanche 11 juillet 2004 15:48

Modifié le dimanche 11 juillet 2004 16:11

Emile Zola

Emile Zola
Je me suis demandée comment commencer ce blog et puis il m'a parut évident de débuter par... le commencement ! Ca peut paraitre idiot mais c'est souvent le plus difficile à trouver ! Alors pour moi qu'est-ce que le début ? Et bien tout simplement le cri de révolte d'Emile Zola...

# Posté le dimanche 11 juillet 2004 15:08

Modifié le dimanche 11 juillet 2004 18:06